DEUX ENFANTS DANS L’ENFER SYRIEN (LU DANS http://tempsreel.nouvelobs.com/)

<< Badi’a et Rawan : enfants et blessées de guerre

Les deux fillettes, blessées par des éclats de mortiers sur le chemin de l’école, se reconstruisent à Zaatari…

DEUX ENFANTS DANS L'ENFER SYRIEN (LU DANS http://tempsreel.nouvelobs.com/)    nouvelle-image-9-300x149

Les deux cousines sont arrivées à quatre jours d’intervalle en ce mois d’octobre 2012. Le camp de réfugiés de Zaatari avait déjà commencé à s’étendre bien au-delà des prévisions onusiennes… La grande majorité des réfugiés syriens de Jordanie vient du sud de la Syrie. Question de proximité géographique.

Badi’a, 10 ans, et Rawan, 12 ans, ont toutes les deux été blessées par des éclats de mortiers, lors d’attaques distinctes, alors qu’elles quittaient leur école, à Al Kharya, près de Deraa. Les bombes n’épargnent pas les chemins de l’école. Rawan est restée deux mois à l’hôpital militaire français qui est dans le camp. Chaque jour, et plus souvent chaque nuit, sont amenés là des blessés du conflit qui se déroule à quelques kilomètres. Et les affrontements entre pro et anti-Bachar ne laissent pas sur le carreau que des hommes en arme. Loin de là. Rawan a dû subir pas moins de six opérations dont, il y a peu, une greffe de peau à sa jambe gauche. Elle vit maintenant avec ses parents, ses deux sœurs et trois frères dans une tente siglée UNHCR, comme environ 100.000 réfugiés ici. La timide semble maintenant en pleine forme. Prête à rejoindre de nouveaux les bancs d’école. Ici, à Zaatari.

Pour Badi’a, ce ne sera pas aussi simple. Les éclats de mortiers lui ont sectionné le nerf sciatique de la jambe gauche et elle ne peut plus désormais marcher. Elle attend une nouvelle opération, à l’hôpital islamique de Amman cette fois, pour se voir confirmer si elle retrouvera un jour ou non l’usage de sa jambe… Jusque-là, pas question d’école! En plus de ses déplacements compliqués en chaise roulante, le risque d’infection est trop grand… C’est cette blessure qui a amené toute la famille de Badia’a vers Zaatari. Lorsqu’elle a été blessée, elle a été immédiatement prise en charge par un hôpital clandestin de l’ALS. Mais les soins nécessaires étaient trop nombreux. Il fallait la transférer. L’armée libre a alors fait partir toute la famille, mettant en place comme elle en a pris l’habitude, à la frontière, chaque nuit, une sorte de corridor de protection pour les familles en fuites. De l’autre côté, les soldats jordaniens attendent avec des cars pour réceptionner les trois à quatre milliers qui arrivent quotidiennement. Badi’a va subir sa onzième opération. A quelques minutes de son départ d’Amaman, elle a l’air serein et continue de taquiner les infirmiers français ou de chercher dans la poche de l’interprète le smart phone qu’il a l’habitude de lui prêter. Tout le monde s’est attaché à la blondinette qui trouve rigolo de s’être fait des « amis français ». Et puis, « il n’y a pas de risques ici » dit-elle. Mais pour le père de Badi’a, aucun doute: dès que sa fille sera guérie, ils repartiront. La maison est encore entière, même si un missile est tombé non loin. Et il a deux magasins à reconstruire.

Avant ses blessures, Badi’a la malicieuse voulait devenir docteur. Et maintenant? « Toujours oui! » répond-elle >>.

Céline Lussato

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ET MAINTENANT AU BOULOT Mr OBAMA !

Quand, au grand dam des racistes d’Amérique et d’Europe, et à la surprise générale des africains,  il a été élu pour un premier mandat à la tête des Etats Unis d’Amérique, Barack H. Obama n’a pas manqué de susciter chez tous les progressistes, militants de la paix et simples naïfs de ce monde un optimisme vite perçu comme exagéré. En effet, le Président Obama a vite fait, par ses faits et gestes, de montrer à tous qu’il avait été élu pour, d’une part, faire face aux épineux problèmes socio-économiques des américains et, d’autre part, raffermir le rôle de 1er gendarme du monde que les USA ont bruyamment  inauguré à la suite de l’écroulement du « Camp Socialiste ». Faire plaisir aux américains en leur permettant de satisfaire leur besoin pantagruélique de consommation, d’une part et, d’autre part, cultiver chez eux le sentiment qu’ils dominent le monde. C’est là une exigence à laquelle aucun Chef d’Etat américain n’a jamais pu échapper.

Balloté entre les fameux lobbies (Juif/sioniste et militaro-industriel pour ne citer que les plus anciens) qui gouvernent en réalité les Etats Unis, Obama, fut-il africain, de gauche voire humaniste, ne pouvait point faire exception à la règle. De surcroît, dès lors qu’il s’est montré intéressé par un second mandat, il n’avait plus alors d’autre choix que de « jouer serré », de manœuvrer comme à la barre d’un bateau en pleine tempête, entre ses rêves et le cap indiqué contradictoirement par les uns et les autres.

A présent que ce fameux second mandat est acquis, quel Obama allons-nous découvrir ? Y a-t-il des chances que Mr President s’attaque sérieusement à éteindre les foyers de tension au lieu de les allumer ou de les entretenir ? En particulier, verra-t-on s’inaugurer une nouvelle attitude de l’administration américaine à l’égard des pyromanes de l’administration israélienne ? Les dernières agressions de Tsahal sur Gaza et l’extension des colonies juives en Cisjordanie vont-elles prospérer impunément comme par le passé ? Ou bien allons-nous enfin assister à un coup d’arrêt pour aller vers de sérieuses négociations ? Qui vivra verra ; personnellement, je reste sceptique.

serigne malick

  • Voir article ci-dessous ==> « Obama – Netanyahou : dernier round »

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Lu dans Jeune Afrique

ET MAINTENANT AU BOULOT Mr OBAMA ! 029112012190310000000oba1-300x171

<< Obama – Netanyahou : dernier round

Torpillé par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors de son premier mandat, le président américain Barack Obama profitera-t-il de sa réélection pour revenir à la charge et convaincre Tel-Aviv de ne plus faire obstacle à la création d’un État palestinien viable ?

Fraîchement réélu, le président Barack Obama devrait maintenant chercher le moyen de contenir Israël, de faire cesser et même reculer la colonisation en Cisjordanie et, enfin, d’oeuvrer à la création d’un État palestinien. C’est ce qu’attendent de lui le monde arabo-musulman et tous les hommes de bonne volonté qui souhaitent la paix au Moyen-Orient.

Pourra-t-il y parvenir ? Les obstacles sont colossaux. Les États-Unis sont eux-mêmes profondément divisés sur le sujet. L’islamophobie y est devenue endémique. De puissants lobbys, think-tanks, commentateurs et intérêts financiers vont certainement remuer ciel et terre s’ils sentent Obama se démarquer, ne serait-ce que d’un petit pas, du consensus sur l’« inébranlable » alliance américano-israélienne. Surtout, la Chambre des représentants, dominée par les républicains, se situe majoritairement du côté israélien. Or Obama doit collaborer étroitement avec le Congrès pour trouver des compromis sur les questions intérieures urgentes. Dans ce contexte, serait-il bien avisé pour lui d’aborder le sujet hautement controversé de la crise israélo-palestinienne ?

En Israël, le Likoud de Benyamin Netanyahou s’est allié avec Israel Beitenou, le parti nationaliste d’Avigdor Lieberman, pour la campagne des législatives de janvier prochain. Tout gouvernement issu de cette coalition sera plus déterminé que jamais à se battre pour la constitution d’un « Grand Israël », tout en refusant aux Palestiniens la perspective d’un État. Alors que dépérit le camp de la paix dans l’État hébreu, les forces fanatiques y prospèrent, rassemblant des colons violents et sans contrôle, des nationalistes religieux et autres militants de la droite radicale et raciste. En 1995, Yitzhak Rabin, le dernier Premier ministre israélien à avoir sérieusement envisagé la paix avec les Palestiniens, était assassiné par un Juif fanatique ultraorthodoxe de droite. Quel dirigeant israélien – et quel président américain – oserait courir le même risque ?

L’islamophobie est devenue endémique aux États-Unis.

Aussi importants soient-ils, ces obstacles ne sont pas les seuls qui pourraient se dresser devant une initiative américaine. Toute tentative de Washington pour tempérer la politique israélienne est également limitée par les solides liens intergouvernementaux et économiques forgés depuis des années entre les deux pays, en particulier dans les domaines de la défense et du renseignement. Dans ces secteurs clés de sa sécurité nationale, Washington obtient d’Israël quelques utiles secrets. Enfin, il faut prendre en compte les nombreux engagements qu’Israël et ses amis d’outre-Atlantique – de Henry Kissinger à Dennis Ross – ont arrachés aux administrations américaines successives, comme celui de garantir la supériorité militaire d’Israël sur ses voisins et la promesse de ne rien faire sur le front de la paix sans consulter préalablement Tel-Aviv. En d’autres termes, tout président américain qui voudrait s’investir dans la promotion d’une paix juste et équilibrée au Moyen-Orient se retrouverait pieds et poings liés avant même de se lancer dans une si périlleuse aventure.

Cycle infernal

Pourtant, Obama sait très bien ce qui doit être fait. Si l’expansion des colonies israéliennes se poursuit et si les Palestiniens n’obtiennent pas leur État au cours de son second mandat, il faudra prononcer l’acte de décès de la solution des deux États. Ce qui libérera un tsunami de haine, de frustration et de vindicte aussi bien contre les États-Unis que contre Israël. Combien de temps encore l’État hébreu pourra-t-il continuer d’occuper et d’engloutir la Cisjordanie sans être confronté à une troisième intifada et à la réprobation internationale ? Les événements des deux semaines passées nous ont de nouveau rappelé l’extrême dangerosité d’un affrontement israélo-palestinien avec son cycle infernal d’attaques et de représailles. Israël a délibérément envenimé la crise en assassinant mercredi 14 novembre le chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, meurtre qui semblait destiné à provoquer une réaction violente. Le fils de Jaabari et plusieurs autres Palestiniens, dont un enfant, ont été tués dans ce bombardement ciblé. Comme si l’État hébreu cherchait un prétexte pour envahir de nouveau Gaza. Mais combien de fois encore Israël pourra-t-il envahir Gaza pour éliminer les « terroristes » qui osent se défendre ? Quand est-ce qu’Israël choisira de faire la paix avec ses voisins plutôt que de toujours chercher à les soumettre par la force brutale ? N’est-il pas temps pour les États-Unis de raisonner son impétueux allié ?

Car il ne s’agit pas uniquement d’un problème moyen-oriental, loin de là. Des intérêts vitaux américains sont en jeu. L’alliance « inébranlable » avec Israël expose les États-Unis à la colère des peuples dans la vaste région qui s’étend de l’Afghanistan au Yémen, car au premier rang des griefs arabes et musulmans figure le sort de la Palestine. Obama sait en outre que l’actuelle montée en puissance de l’islam politique dans le monde arabe pose un défi majeur à la présence et à l’influence américaines. La seule manière pour Washington de restaurer sa réputation écornée est de négocier une paix israélo-arabe centrée sur la création d’un État palestinien. Telle était l’idée exprimée par Obama dans son discours du Caire en juin 2009. Elle a été mise en échec par Netanyahou, mais le président réélu doit à tout prix réessayer.

Si Washington veut conserver une influence sur la région, il devra s’élever au-dessus de la mêlée.

Israël a identifié l’Iran comme son plus dangereux ennemi. Mais le militantisme anti-israélien de Téhéran s’évanouirait du jour au lendemain si l’État hébreu venait à conclure une paix honorable avec les Palestiniens. Le seul moyen pour Obama de parvenir à un accord gagnant-gagnant avec l’Iran qui mettrait fin à la menace de prolifération nucléaire et restaurerait les relations entre les États-Unis et la République islamique après trente-trois ans d’une incohérente hostilité est de régler la question israélo-palestinienne.

Principal défi

Si Israël et l’Iran sont à couteaux tirés, c’est essentiellement à cause de la répression impitoyable menée par Israël contre les Palestiniens, pour qui les Iraniens, comme la plupart des musulmans, ressentent une grande empathie. Il y a bien sûr d’autres raisons à cette inimitié réciproque. L’Iran est sous la menace constante d’une attaque israélienne et il est la cible de violentes dénonciations. Israël, en retour, subit la rhétorique agressive de Téhéran. Autre raison fondamentale, Israël considère que sa sécurité nationale passe par l’affaiblissement – idéalement la destruction – de tout voisin susceptible de constituer une menace. L’Irak était la première cible d’Israël, qui a persuadé les États-Unis de le détruire. C’est maintenant au tour de l’Iran de faire face à la charge américaine aiguillonnée par Tel-Aviv. La Syrie, alliée de l’Iran, est en train de s’autodétruire. Mais une fois sa destruction achevée, la vigilance létale d’Israël se tournera sans aucun doute de nouveau contre le Hamas à Gaza et contre le Hezbollah au Liban. L’Arabie saoudite et les pays du Golfe seront-ils les prochaines cibles d’une agression israélienne ?

Obama doit traiter de nombreux dossiers urgents de politique extérieure, dont le recentrage de la puissance militaire américaine en Extrême-Orient pour contenir le défi chinois. Mais il ne peut se permettre de négliger le monde arabo-musulman. Les États-Unis y sont confrontés à leur défi le plus immédiat, plus pressant même que le défi chinois. Amener la paix dans un Moyen-Orient tourmenté sera la tâche principale d’Obama pour son second mandat. Le seul moyen pour les États-Unis d’y parvenir est de s’élever au-dessus de la mêlée et de se montrer enfin capables de traiter avec les deux camps sans préjugé ni parti pris >>.


Un blog en somnolence…

… Ça arrive quand vous êtes trop pris ailleurs ou quand vous traversez un moment difficile : fatigue excessive, mauvaise santé ou perte d’un être cher. Vous avez alors besoin d’une forte impulsion pour vous remotiver et vous remettre en selle.

Ça arrive à tout le monde et cela m’est arrivé. Toutes mes excuses et à bientôt in cha Allah.

smf

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